Il peut arriver qu'au cours d'un même repas, plusieurs personnes consomment le même poisson toxique mais qu'une partie seulement des convives développe les symptômes de l'intoxication. On illustre ce phénomène par la "théorie de la goutte d'eau qui fait déborder le vase":

Les consommateurs chroniques de poissons lagonaires des zones endémiques de la ciguatéra accumulent tout au long de leur vie des quantités infimes de ciguatoxines dans leur organisme. Ces dernières sont ensuite distribuées et stockées dans différents organes et tissus (graisses et muscles, notamment, en raison du caractère lipophile des toxines ciguatériques). La teneur en toxines est donc susceptible de varier d'un individu à l'autre, en fonction de ses habitudes alimentaires. Ce n'est que lorsque ce niveau dépasse un seuil qualifié de "symptômatique" que les signes de l'intoxication se déclenche.

Ce niveau seuil est estimé à 0.1 ng de toxines/g de chair.

theorie GETR

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